June 27th, 2008
Pour ce quinzième édition des vendredis du vin, notre président du mois, Nicolas Ritoux, nous a demandé de quitter les vins classiques pour découvrir les vins mousseux non-champenois(!!). Il y a plein de choix déjà en France, mais les vins pétillants très reputés existent dans d’autres pays comme le Cava en Espagne et la Spumante en Italie.
Pour moi, j’ai profité d’un voyage dans “mon” pays pour sélectionner un vin pétillant canadien. Avec l’aide d’un gentil vendeur au LCBO Vintages on a choisi un vin de Henry of Pelham, leur cuvée Catharine Vin Mousseux Brut. Henry of Pelham est un producteur historique en Ontario en étant établi au siecle dernier, en 1988. (Pour donner plus de contexte, Inniskillin était le premier winery à avoir un license pour faire du vin en Ontario depuis la “prohibition” et ils se sont établis en 1975.) Le Chardonnay, avec le Riesling, était le premier cépage qu’ils ont planté dans leur vignoble à Niagara. Maintenant, avec la pression, ils produisent du Cabernet Sauvignon et Merlot comme tout le monde à Niagara (malheureusement à mon avis), mais ils se concentrent sur le Chardonnay, le Riesling, le Baco Noir - les cépages appropriés pour les climats plus froids quoi.

Ce vin mousseux est un assemblage classique (en Champagne au moins) de Chardonnay et Pinot noir. Fait suivant la “méthode traditionelle” la deuxième fermentation a eu lieu dans la bouteille et les bouteilles étaient stockées en cave pendant deux ans avant leur sortie. Malheureusement il n’y avait pas de date de dégorgement marquée.
Honnêtement je n’avais pas de grandes attentes pour ce vin, mais nous (moi et Frédéric) avons été agréablement surpris une fois la bouteille ouverte. La mousse était abondante et persistante, les bulles peut-être un peu grosses (contribution des verres inconnu). Au nez le vin était plutôt restraint, sec - minérale et citron vert. La bouche s’est bien accordée au nez - frais, agrume, citron vert, finale nette et bulles un peu aggressives. Après tout, un vin plaisant, frais et agréable. Je l’imagine bien en apéro un bel après-midi d’été.
Merci à Nicolas d’avoir proposer un thème amusant qui m’a permis de découvrir et déguster un beau vin blanc canadien (qui plus est!).
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April 25th, 2008
Encore un mois est passé pendant que je négligeait le blog de Vinorati. Je sens que je vais entendre les rapproches de M. Gildas. Heureusement qu’on a des Vendredis des Vins pour me tirer de ma parassesse.
Mon choix de vin de ce treizième Vendredi du Vin est grâce à mon caviste préféré français et mon caviste favori belge. Parfait ! C’est Laurent Baraou, caviste par excellence à Bû, est notre président du mois et il a choisi le thème autours des treizes. Il nous a demandé de trouver un vin avec un maximum de characteristiques faisant références aux treizes. J’étais récemment chez M. Laurent Hetmancyzk de VeluVins à Bruxelles et il m’a fait déguster un vin de pays des Bouches-du-Rhône (departement 13!).
Laurent (le belge) était très enthusiaste pour ce vin, mais j’étais franchement déçue quand j’ai vu l’étiquette. C’est un domaine dont j’ai beaucoup entendu mais jamais goûté et j’étais curieuse. C’était le Domaine Trévallon 2000. Un nez intéressant et complexe - savoureux, terreux et épicé, pas beaucoup de fruits. J’ai bien apprécié le vin au nez mais le trouvait dur et même presque maigre en bouche - bonne stucture et longueur avec un soupçon de fruits rouges. Je suis prête à re-goûter ce vin pour voir si il s’addoucit avec le temps, et je suis encore plus curieuse de goûter les autres millésimes vu l’excellente reputation de ce domaine.
Niveau des treizes… Pas très courant pour un vin pays du sud de la France - il a moins de treize degrés (12.5). Et il coûte décidement plus de treize euros.
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March 28th, 2008
Dès que Geneviève a fait son annonce pour le douzième édition des VdV’s mes pensées viraient vers le sud de la France et les Grenaches de Philippe Gard à Banyuls et les Côtes de Collioure. En 2005 j’ai eu la chance de passer une semaine au soleil sur le côte méditerranée. Et j’ai de plus eu la chance de passer cette semaine travaillant pour Philippe Gard pour les vendanges au Domaine Coume del Mas à Banyuls.
J’ai beaucoup de respect pour Phillipe Gard. C’est un grand vigneron, plein de passion, rebelle, éthique et outspoken, perturbant non seulement le monde du vin à Coullioure et Banyuls, mais à Bordeaux, en Auvergne et je peux imaginer dans toute la France dans le futur. Avec un diplome d’ingenieur d’agricole il donnait (et continue) de donner des conseils dans la région bordelaise. Il voulait acheter les vignes mais trouvait que Bordeaux était trop cher. Déjà admirateur de Banyuls depuis ses vacances là-bas pendant son enfance, il est tombé une fois de plus amoureux avec ses vignobles. Commencant en 1997 il a pris deux ans pour trouver 33 petites parcelles qui lui convenaient. Philippe me disait que c’est dans un endroit comme Coulioure, ou rien ne peut survivre sans l’homme a part les olivier et les vignes, que les raisins peuvent vraiment exprimer le terroire. Les limites de rendements? Hah! Ce n’est même pas la peine - là-bas on est content quand on arrive à faire 15hl/ha !

Le vin de Philippe que j’ai choisi pour cette dégustation est son Galateo Banyuls Rouge 2004 (100% Grenache noir). Les vins doux naturels de Bayuls sont malheureusement connus comme les vins lourds, syrupeux et oxydés. Je vous conseille d’oublier ces mauvais stéreotypes tout de suite quand vous gouter les vins de Coume del Mas. Ce Banyuls Galateo n’est pas élevé en milieu oxydatif, il est plutôt dans le style “rimage” - un vin de longue macération et muté sur grains (Mise en cuve des raisins entiers, macération et extraction pendant 2 à 3 semaines). Au nez le Galateo est intense - très framboise, fruits rouges, cerise et noyaux de cerise avec un alcool fort présent. C’est en bouche qu’on retrouve le plus grand plaisir qui differencie ce vin. Soyeux et élégant, malgres ses 100g/l de sucre residuel le vin reste frais et friand. Nous l’avons pris sur les petits gateaux chocolat noir et framboise et il allait parfaitement - le framboise au nez est en bouche devenu encore plus présent.
Merci Philippe et salutations ! Merci Geveviève pour m’avoir inspirer à re-goûter les vins d’une des mes inspirations oenologiques.
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February 29th, 2008
Pour le mois gris (au moins chez moi) de fevrier et l’onzième édition des VdV’s notre président, François du blog Méli-Mélo Gastronomique, nous a mené vers les climes plus sympathiques dans le sud-ouest de l’Europe pour les vins ibériques. Je connais un peu les vins espagnols de Rioja, Priorat, Ribera del Duero, et j’adore les vieux Portos, mais à part cette petite échantillon je suis complètement perdue. Ma soeur, par contre, prendre ses vacances annuelles dans les régions différentes d’Espagne ou elle profite des beaux vins et de la cuisine excellente de ce pays de soleil. Pour mon anniversaire dernière ma soeur bien-aimée m’a gentillement envoyé une bouteille de Xeres (ou Sherry comme on dit chez moi), du type plûtot doux, en connaissant mon penchant pour les petits sucreries.
Je suis gâtée !
Les xérès sont des vins blancs produits dans le sud de l’Andalousie, l’appellation le plus mériodonale en Europe. Le goût particulier du vin de Xérès n’est pas seulement dû au climat ou aux cépages locaux mais plûtot aux méthodes de vinification et elevage employées. Et même si les méthodes sont uniques et limités ils réussissent à produire une large gamme de produits vineux - difficile pour les débutants (comme moi) à suivre.
Dès le début la maturation du Xérès se fait en présence d’air dans des fûts de chêne. Il se développe à la surface une pellicule de levures appelée « flor », qui empêche l’oxydation du vin. (Cette méthode est également utilisée dans la vinification du vin jaune (Salut Olif!)).
Le style du produit final est déterminé pendant la fermentation. Si le surface de flor se developpe dans un fût le vin sera dans le style sec appellé Fino. Si le flor ne développe pas ou ne survit pas le vin deviendrait un Oloroso, un style plus doux et oxydatif.
Aprés le classification initial de Fino ou Oloroso, les vins reposent dans les fûts de chêne pendant un an. A la fin de cette année les Finos sont encore controllés. Si le flor a survécu le vin sera reste un Fino délicat et vif. Sinon, le vin aurait été un peux oxydé et reclassifié comme un Amontillado.
Apres cette année de repot, on utilise le système de la « solera » pour l’élévage. Trois rangées de fûts contenant le même type de xérès sont stockées les unes sur les autres. Dans chaque rangée, le xérès a un degré de vieillissement différent : en bas le plus vieux, en haut le plus jeune.
On soutire régulièrement de la solera (rangée du bas/plus vieux) environ un tiers de xérès destiné à la mise en bouteille. A chaque fois qu’on soutire un certain volume de vin, on le remplace par du vin du fût supérieur et pour finir, on remplit la rangée supérieure avec du vin de l’année. De cette manière, le vin jeune est transeré à fur et mésure du haut vers le bas et est mélangé avec des vins plus âgés. Ainsi, les caractéristiques des xérès se maintiennent au cours du temps et les vins développent leur complexité.
Un classement simplifié des types de Xeres (comme je le comprends mais sentez-vous libre de me corriger!)…
- Fino (sous flor)
- Manzanillo (élévé dans la ville sur mer de Sanlucar
- Manzanillo pasada
- Amontillado (partiellement sous flor)
- Oloroso (pas de flor)
- Palo Cortado
- Pedro Ximénez - fait exclusivement du cépage Pedro Ximenez (PX) seché au par le soleil
- Cream Sherry - une assemblage des raisins PX et un Oloroso typique
Le vin que ma soeur m’avait envoyé est un Pedro Ximinéz Solera Reserva d’Emilio Lustau. A ce que je peux comprendre les vins espagnols, du type oxydatif, faits du cépage Pedro Ximinéz sont fortifiés, doux, et assez riches. On les sert frais après un repas.
Un vin profond et luxieux. Un beau nez de toffee, Christmas cake (désolées pour le termes anglais qui n’ont pas d’équivalent en français) et raisins secs. Le nez donne une indication de ce qui suit en bouche. Une attaque riche et gras de figue, toffee, raisin sec et noix. Malheureusement il y une manque d’acidité qui rend la bouche lourde et alors un peu décevant par rapport au nez. J’aurais préféré quelque chose plus vif et net. Ne me malcomprenez pas, j’ai terminé mon verre avec grand plaisir, mais boirais pas la moitié de la bouteille. Presque excellent, mais que très bon a cause de la manque d’acidité.
Merci François (et bien sûr Sarah) pour ce voyage en plaisir gustatatif !
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